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POLLUTION URBAINE

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Depuis les années 50, les rejets dans les rivières se sont multipliés : Voici un échantillon des principales pollutions de l'eau entrainant la dégradation des milieux aquatiques.

 

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Enquête publique Arlos - Garonne

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Réhabilitation du Moulin d'Arlos avec demande

d'autorisation d'augmentation de puissance.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous serions pour une rivière de contournement,

comme ci-dessous,

qui serait plus une passe fonctionnelle et naturelle.

 

 

 

 

 

 

 

Moulin d'Arlos : Réhabilitation et augmentation de la puissance de la centrale hydroélectrique d'Arlos sur la Garonne.

 

Odars, Le 25 juin 2017,

A l'attention de Monsieur le Commissaire enquêteur,

Mairie - 31440 ARLOS

 

Suite à la consultation de l'enquête publique concernant le projet de Monsieur Baudrand, sur la demande d'exploiter une centrale hydroélectrique sur la Garonne, dans le cadre de la réhabilitation du Moulin d'Arlos, avec une augmentation de puissance, nous tenons à vous informer des points suivants :

 

Sur le projet :

 

Qui prévoit une augmentation de débit dérivé 7,7 m3/s. contre 1,4 m3/s. détenu actuellement par Monsieur Bourgeois, et un barrage d'une hauteur de plus d'un mètre sur toute la largeur de la Garonne, ainsi qu'une personne à temps plein, et fait valoir cette création d'emploi, alors que la rivière sera impactée sur toute la partie aval de ce barrage car le débit de la Garonne n'a pas augmenté ou doublé depuis cette autorisation.

 

En effet, le prélèvement du débit dérivé est 5 fois supérieur à ce qui était autorisé auparavant et va entrainer une détérioration de la vie aquatique sur 1 200 mètres dans le TCC (Tronçon Court Circuité) où les frayères des poissons, alevins et invertébrés, seront mises à sec par le fonctionnement de cette micro centrale lors des éclusées. De plus, il n'y a pas de règle de hauteur d'eau dans le TCC prévu dans ce projet, afin de pouvoir contrôler le débit réservé.

 

Alors que nous sommes dans une période de changement climatique et qu'il y aura de moins en moins d'eau dans nos rivières, le projet se base sur une période de 1971 à 2015. Le rapport de 2016 du SMEAG indique pour les dernières années (1999 à 2015) que l'étiage naturel de la Garonne est en baisse plus en amont du bassin, avec des étiages récents plus sévères.

 

Rien ne garantit un débit journalier de 1,5 m3/s. en période d'étiage dans la passe de montaison, car EDF a des difficultés à respecter le débit réservé avec le fonctionnement de l'usine de Fos située en amont et que cette partie en aval est aussi soumise aux éclusées et dépendra du bon vouloir de EDF ainsi que du côté espagnol.

 

Nous avons aussi contasté dans ce projet, que la libre ciculation sur l'eau des engins nautiques non motorisés n'est pas garantie, aolrs qu'il devrait y avoir une rampe permettant cette circulation, comme par exemple pour les canoës.

 

Qu'il n'y a pas non plus d'outil de dévalaison sur le barrage, alors qu'il doit être installé dans tout nouveau projet et non à 300 mètres en aval de la prise d'eau comme il est prévu et qui ne sera que très fonctionnel lors de la période d'étiage. L'outil de montaison ne peut servir à cette fonction.

 

Loi sur leau de 2006 "Art. L.214-18. - I. -Tout ouvrage à construire dans le lit d'un cours d'eau doit comporter des dispositifs maintenant dans ce lit un débit minimal garantissant en permanence la vie, la circulation et la reproduction des espèces vivant dans les eaux au moment de l'installation de l'ouvrage ainsi que, le cas échéant, des dispositifs empêchant la pénétration du poisson dans les canaux d'amenée ou de fuite."

 

D'ailleurs comme l'indiquent les photos ci-contre, il y aura aussi une accumulation d'embâcles sur cet outil de montaison pour lequel rien n'est prévu à cet effet et qui sera difficile à nettoyer lors de sur verse du barrage car situé en rive droite.

 

En effet, il faudra retraverser la Garonne au pont de St Beat jusqu'au Lieu dit Le Plan et marcher jusqu'à la passe de montaison afin de pouvoir la nettoyer et enlever les détritus plus ou moins polluants ou encombrants, qui s'y seront accumulés et sans les laisser sur le bord de la rive. (Voir photo ci contre)

 

Ce projet s'inscrit aussi dans une zone inondable et ne peut pas prétendre au développement durable, car si nous devions revivre un épisode comme la crue de 2013, cet investissement serait complètement ruiné, sans compter le risque de voir partir certains éléments avec la crue.

 

Sur l'étude d'impact :

 

Etablie par EAUCEA, qui ne fait pas état des problèmes liés à la construction d'un barrage dans le lit d'une rivière, comme celui du plan d'AREM en amont, qui accumule depuis plusieurs années des tonnes de sédiments fins qui l'ont comblé en bonne partie. Depuis 2014, lors de la fonte des neiges, EDF procède à un abaissement rapide de 4 mètres du plan d'eau (cette année avec 90 m3/s.) avec une évacuation partielle de ces sédiments qui se retrouvent massivement en aval avec toutes les conséquences néfastes pour la faune et la flore du milieu aquatique.

 

Même s'il n'entre pas dans le classement en C, des sécurités des ouvrages hydroélectriques suivant l'article R214-112 du code de l'environnement, il sera vite rempli de ce sable fin lors des lâchés amonts d'EDF avec aussi l'abaissement de son plan d'eau et ne pourra les évacuer car il n'est pas prévu, sur ce barrage, d'outil assurant le transport des solides, alors que cela parait évident (article R214-17) quand on sait que c'est un facteur prioritaire pour le bon fonctionnement des nos cours d'eau en évitant aussi les problèmes d'inondation.

 

En effet, ce projet indique la création d'un nouveau barrage qui sera de 1 mètre de hauteur au dessus du terrain, alors qu'il est de très faible hauteur pour le moment avec une partie détèriorée rive droite, comme vous pouvez le constater sur la photo du 19 juin 2017.

 

Il empêchera donc, une fois de plus, le transit sédimentaire, fin et grossier, venant s'accumuler dans cet ouvrage puisqu'aucun clapet de décharge n'est prévu à cet effet.

 

L'étude pour ce projet, se base aussi sur une carte des aléas inondations et crues torrentielles sur la commune d'Arlos en décembre 2007, en ajoutant la crue du 18 juin 2013 avec une hauteur d'eau de 3,50 mètres et un débit de pointe de 370 m3/s. à St Beat. D'après la cartographie, de l'aléa inondation, réalisée dans le cadre du PPRNI, tous les aménagements visés par le projet (prise d'eau, conduite, usine et restitution) se situent en zone inondable d'aléa fort. Etant donné que les futures installations hydroélectriques sont situées en zone rouge, hors centre urbain, du zonage du PPRI. La prise d'eau est située dans le lit mineur de la Garonne. Sur ces zones rouges, les occupations et utilisations du sol sont autorisables à condition :

 

> qu'elles n'aggravent pas les risques ou qu'elles n'en provoquent pas de nouveaux.

 

Ce projet de barrage entre dans ces deux critères, car il renverra massivement l'eau rive gauche lors d'une éventuelle inondation comme la crue de 2013, avec un risque majeur pour les habitants.

 

De plus, sur toute la partie court-circuitée, c'est à dire plus de 1 000 mètres, la faune et la flore seront appelées à disparaître, ce qui risque d'être accentué par le réchauffement climatique. Car vous savez aussi que, lorsque le débit est trop faible, la température d'un cours d'eau a tendance aussi à augmenter, et qu'en période d'étiage, le débit réservé qui sort du Plan d'Arem arrive tout juste à maintenir la vie aquatique en aval de ce barrage.

 

L'ONEMA a d'ailleurs formulé un avis négatif sur ce projet car la Garonne est trop dépendante des éclusées espagnoles.


Ce projet ne prévoit pas, non plus, un système empêchant la pénétration des poissons à la prise d'eau du canal d'amenée, afin d'éviter qu'ils ne se retrouvent piègés dans ce canal.

 

Même si une compensation financière est prévue pour la perte des alevins, cela ne peut remplacer en aucun cas, une reproduction naturelle. Et beaucoup de petits poissons passeront dans les grilles, même si le projet prévoit une goulotte de dévalaison.

 

Le pétitionnaire fait aussi valoir la fourniture en électricité pour 920 personnes, alors que nous avons, en France, largement de quoi en fournir à nos habitants et même à certains pays voisins, avec le plus grand parc nucléaire d'Europe, un parc éolien qui commence à prendre de l'ampleur, des centaines de barrages et des milliers de microcentrales. Sans compter l'énergie solaire.

 

A moins d'avoir un véhicule électrique adapté, afin d'aller mettoyer la passe à poissons en rive droite, il contribuera, chaque année aussi, à l'émission de CO2.

 

Notre région est déjà suréquipée d'ouvrages hydroélectriques, que ce soit en barrages ou en microcentrales. Alors, nous devons retrouver non seulement le bon état et la continuité écologique, mais aussi les conserver.

 

Essayons au moins de ne pas détruire complétement nos rivières avec tous ces projets qui, sous couverture d'énergie renouvelable, n'ont qu'un seul but, l'appât du gain.


Ce projet ne s'inscrit donc pas dans les objectifs de la DCE (Directive Cadre sur l'Eau) associé à la masse d'eau, des orientations du SDAGE Adour Garonne et du respect de la Loi sur l'eau de 2006, car certains impacts ont été sous-estimés.

 

Pour toutes ces raisons, nous ne pouvons pas accepter ce projet et vous demandons de bien vouloir prendre en compte toutes nos remarques.

 

Dans l'attente, nous vous prions d'agréer, Monsieur le Commissaire enquêteur, l'expression de notre haute considération.

 

Le délégué régional ANPER Pyrénées

Jean-Pierre JENN

 

Copie : FDAAPPMA31