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POLLUTION URBAINE

  • POLLUTION URBAINE

 

Depuis les années 50, les rejets dans les rivières se sont multipliés : Voici un échantillon des principales pollutions de l'eau entrainant la dégradation des milieux aquatiques.

 

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Pollution du Doubs Franco-Suisse

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Pollution aquatique de la Loue

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Pollution aquatique sur la riviére Bienne

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Enquête publique Chantelauze

Publication du travail de notre ancien Président :

 

Je soussigné Lucien DROUOT, demeurant à OLLIERGUES,

 

dûment mandaté par l’Association Nationale de Protection des Eaux et Rivières, dite ANPER - TOS, reconnue d’utilité publique par décret du 22 avril 1985,

 

dépose les observations suivantes dans l’enquête publique relative à l’augmentation de puissance de la Micro-centrale dite « de Chantelauze » proposée par la Société hydraulique de la Dore représentée par Monsieur R. Mathieu.

 

Cette microcentrale, dès sa concession à un particulier par EDF, a connu divers problèmes, principalement lors du transfert de propriété à la société Bail Investissement.

 

Ceux-ci me sont bien connus pour avoir été à cette époque, et pendant douze ans, maire de la commune d’Olliergues.

 

Contrairement à l’arrêté d’autorisation, une conduite permettant le double du débit dérivé fut mise en place dès l’origine. Il s’agit de celle actuellement utilisée.

 

Ce fut Monsieur Claudius Brosse, à l’époque préfet du Puy de Dôme, qui imposa alors un limitateur de débit. Cependant divers manquements apparurent et l’Administration y fit porter remède à plusieurs reprises.

 

Quelques entorses à la réglementation, tels que vidanges non autorisées du barrage de prise d’eau, débit réservé non respecté, furent aussi constatées au cours du temps.

 

La demande en cours, objet de l’enquête publique, vise à autoriser le doublement du débit dérivé autorisé à l’origine, en utilisant la conduite mise en place.

 

L’intérêt de l’usinier est évident. Celui-ci néanmoins apporte une notable amélioration à la circulation des espèces piscicoles migratrices par la mise en place d’une nouvelle échelle à poisson.

 

L’effacement d’un ancien seuil situé entre la prise d’eau et la restitution du canal de fuite n’est pas sans intérêt.

 

Cependant le débit réservé passant de 0,8 m3/s. en hiver et 1,2 m3 en été à un débit annuel uniforme de 1,2 m3 se révèle insuffisant pour les gros salmonidés.

 

La micro-centrale (anciens Ets Villadère) située 300 m en aval, dont le débit dérivé est inférieur à 5 m3/s. est assujettie à un débit réservé de 1,5 m3. Celle située à 3 km en aval (Moulin de Saint-Gervais sous Meymont) a un débit réservé identique.

 

Il convient de préciser en outre que le parcours court-circuité de la rivière au niveau de la micro-centrale, objet de l’enquête publique, est bien plus difficile qu’aux deux autres précitées, et se trouve en fin d’une migration de plus de mille kilomètres …

 

Il est évident, compte tenu des possibilités nouvelles de turbinage, qu’un débit réservé de 1,5 m3 s’impose.

 

En effet, il convient de remarquer que la puissance de l’établissement est doublée grosso modo de 5 à 10 m3, et que sur six mois seulement de l’année l’augmentation prévue du débit réservé n’est que de 0,4 m3.

 

Le pétitionnaire indique qu’aucun saumon n’a été vu depuis 20 ans. Ce qui est absolument faux. L’incident de novembre 2004, entre autres, où trois saumons ne purent franchir le barrage de Chantelauze est là pour le rappeler.

 

Pour simplifier la situation de l’espèce dans la rivière de Dore, il convient de rappeler que le barrage des Prades, prise d’eau de l’Usine hydroélectrique EDF de Sauviat, rehaussé lors de la dernière guerre, coupa les migrations, l’espèce s’amenuisant puisque ne profitant plus des frayères plus fécondes de l’amont.

 

Quelques problèmes de pollution en grande partie désormais résolus par rapport aux années passées s’ajoutèrent.

 

La destruction partielle du barrage de L’Isle à Courpière, la mise en place d’une échelle à poisson à Sauviat ainsi qu’au Moulin des Graves (1,5 m3 de débit réservé aux deux), les travaux de ré-acclimatation menés par le Conseil Supérieur de la Pêche, ont permis à l’espèce de recoloniser les frayères d’amont.

 

Enfin, le saumon ne peut être que difficilement localisé, restant en été en fosse profonde, quelquefois trouvé mort lors de grandes sécheresses, et ne se manifestant qu’en période de reproduction est malgré tout difficile à voir dans des niveaux d’eau souvent importants, quelquefois teintés.

 

L’opinion du pétitionnaire est donc absolument erronée.

 

En conclusion, l’Association ANPER-TOS, ne saurait donner un avis favorable à la demande présentée, qu’à la seule condition que le débit réservé soit porté à 1,5 m3/s.

 

Fait à Olliergues le 20 mai 2017.

 

Lucien DROUOT