Ressource
Présentation

POLLUTION URBAINE

  • POLLUTION URBAINE

 

Depuis les années 50, les rejets dans les rivières se sont multipliés : Voici un échantillon des principales pollutions de l'eau entrainant la dégradation des milieux aquatiques.

 

Événements
Eutrophisation du Doubs franco-suisse !
pecheur-doubs
Pollution du Doubs Franco-Suisse

Emission Radio RTS (16 min à écouter)

 

Pollution aquatique de la Loue

© France 3

Pollution aquatique sur la riviére Bienne

© France 3

Accueil >> Enquêtes publiques >> Enquête publique Dore

Enquête publique Dore

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   Je soussigné Lucien DROUOT, demeurant à OLLIERGUES, dûment mandaté par l’Association Nationale de protection des eaux et rivières, dite TOS, reconnue d’utilité publique, dépose les observations suivantes, dans l’enquête publique portant déclaration d’intérêt général du programme de restauration des cours d’eau du bassin versant de la Dore amont :

 

   Un dossier « très administratif » et donc limité, ne donnant pas tous les éléments que l’on pouvait espérer (études et diagnostics). Une stricte déclaration d’intérêt général donc.

 

   Pour quiconque connaît la rivière de Dore et l’évolution de son état depuis la dernière guerre, les ambitions sont encore bien limitées pour retrouver un état ancien. Si des améliorations ont eu lieu tant au niveau industriel qu’au niveau des collectivités locales, elles n’ont été malheureusement réalisées que sous la contrainte pour le premier, et en grande partie par la voie judiciaire au cours de procédures successives.

   Aussi quand le dossier d’enquête publique indique que la Dore depuis sa confluence de la Dolore jusqu’à celle du ruisseau de Vertolaye, puis jusqu’à Courpière est dite en « bon état », on ne peut que s’interroger sur le bien-fondé de l’arrêté préfectoral de 1998, toujours applicable, qui interdit toute consommation du poisson ...

   Certains points méritent d’être relevés. Ainsi attribuer, d’ailleurs justement mais seulement, la disparition de la moule perlière sur la Dolore au manque d’assainissement du bourg de Fournols, c’est occulter délibérément l’influence de l’épandage dans les prés de certains effluents de la laiterie de Fournols.

   Dans le cadre général de la Dore, car une rivière est un tout, où chaque partie de l’amont à l’aval et inversement, concoure à l’équilibre de l’ensemble, on ne peut qu’évoquer de graves disfonctionnements :

   Alors que le bourg d’Olliergues a été pourvu d’un sytème d’épuration eaux usées-eaux pluviales et d’une station à boues activées, de 1971 à 1983, depuis cette date de changement de municipalité toute la section allant de l’amont immédiat du pont de la ville jusqu’à l’immeuble administratif, non réalisée, voit les eaux usées des maisons bordant la rivière rejetées directement dans le cours d’eau.

   La lagune d’épuration des papeteries de Giroux, complètement obstruée, est inefficace.

 

   Pour revenir au dossier d’enquête, on aurait souhaité quelques éléments ponctuels relatifs à :

   L’ancien barrage de prise d’eau de la ville d’Arlanc, situé sur la Dolore entre Le Chalas et l’ancien moulin du Rat, infranchissable (photographies jointes).

   L’ancien plan d’eau sur la Dore à l’aplomb du bourg de Saint-Sauveur La Sagne à l’aval du pont routier, construit sur quelle autorisation administrative ?, en ruine, inutilisé mais portant tort au débit principal de la rivière.

   Le traitement des embacles sur la Dore et La Dolore dans les gorges en amont de leur confluence dont l’enlèvement n’est jamais réalisé, à l’encontre des devoirs des riverains.

   Le devenir des anciennes carrières de granulats dans la plaine de Marsac en Livradois, qui alimentées par la nappe phréatique, dans un état déplorable qui requiert leur comblement, ôtent à la rivière un certain débit qui part en évaporation.

 

   La nature et le temps ont œuvré : bien des barrages se sont ouverts sous l’effet des crues et du gel : au Pont de Dore l’Eglise, barrage de Varette en amont, etc. On ne peut qu’espérer que l’Administration et les Collectivités et autres arriveront de leur côté au même but recherché du transfert des granulats et de la migration du poisson.

 

   Des changements sont intervenus dont le regroupement de deux anciennes régions qui n’a pas encore examiné un tel dossier. Aurait été évoqué dans cette nouvelle structure la possibilité de réduction des crédits alloués aux parcs régionaux ... partie prenante financièrement.

   Doit-on craindre un résultat quelque peu décevant comme jadis celui du Contrat de rivière ?

 

   On ne saurait critiquer le bien fondé du projet, objet de l’enquête. Notre association se borne donc à insister, une fois de plus, sur les bonnes décisions à prendre et leur réelle application dans le but de la reconquête de ce qui fut l’une des plus belles rivières d’Auvergne.

 

Le 16 mai 2016

 ------------------------------

 

 

Observations que présente l’ANPER TOS au projet de l’aménagement et de l’entretien d’une partie de la Dore et de certains de ses affluents dans le cadre du Contrat Territorial Dore moyenne faisant l’objet d’Enquête Publique.

 

 

Ce projet présente plusieurs chapitres certes intéressants, mais pour certains trop modestes(1) et pour d’autres quelque peu utopiques(2).

1. Ces projets limités ne représentent pas un bon choix :


    On peut s’interroger sur le bien-fondé de l’aménagement sur Le Mande de deux anciens barrages situés entre Brugheard et La Recoule, qui pratiquement démolis, ne gênent pas la remontée du poisson, alors que l’effacement du grand barrage de La Barde et l’aménagement du plus petit, tous deux situés en amont, sont de graves obstacles tant au transport des sédiments et granulats qu’à la migration piscicole.
    La dépense inutile sur les deux premiers serait d’un emploi plus judicieux sur d’autres.
    D’autres ouvrages sur d’autres cours d’eau (à titre d’exemple : barrage de l’ancien moulin des Faures sur La Gérize dont les bâtiments et biefs n’existent plus – premier barrage sur Le Vertolaye à l’amont de la confluence avec La Dore) ne font l’objet d’aucune intervention.

2. L’anéantissement des plantes exotiques envahissantes est pratiquement impossible …


    Reste le projet dans certaines zones de l’abattage des deux premières rangées de résineux sur certains cours d’eau et de la reconstitution d’une ripisylve traditionnelle.
    Celui-ci, à l’exception des communes où existe certain PLU, se heurtera vraisemblablement à la volonté des propriétaires pour qui l’intérêt privé passe avant le public.
    D’autre part, un grand nombre de propriétaires sur La Dore et La Faye ont cédé aux Aappma leur droit de pêche contre l’entretien de leurs rives. Il semblerait que le contrat soit loin d’être respecté …
    Enfin c’est vraiment aller dans le détail que de traiter avec autant de sérieux le piétinement du bétail, qui ne va à l’eau que pour boire …

       

Reconquérir une rivière et ses affluents demeurera une tâche impossible tant que les eaux y seront polluées. Qu’un arrêté préfectoral de 2008 interdise la consommation du poisson de la Dore ne s’oppose pas à la cause qui le motive, et tant que certains hameaux en bordure de ruisseau continueront à rejeter directement les effluents dans celui-ci, il est illusoire de ne mener que des actions limitées.


L. DROUOT